Samedi 14 novembre 2026, L’artsolite propose un atelier kintsugi dans la Drôme, à Saint-Jean-en-Royans, au pied du Vercors. Trois heures durant, l’artiste et artisane d’art Stéphanie Ruelle initie six participants à la méthode traditionnelle de cet art japonais de la réparation. Un rendez-vous en écho à l’exposition Inspirations Japon.
Qu’est-ce que le kintsugi ?
Le kintsugi, littéralement “ jointure en or ”, est une méthode japonaise de réparation des céramiques et des porcelaines brisées. Les morceaux sont assemblés à la laque urushi, puis les lignes de cassure sont rehaussées de poudre d’or. La réparation ne cherche pas à se faire oublier : elle s’affiche, et devient l’histoire de l’objet.
La légende situe sa naissance à la fin du XVe siècle. Le shogun Ashikaga Yoshimasa aurait envoyé en Chine un bol à thé endommagé ; il lui revint recousu de grossières agrafes métalliques. Mécontent, il aurait poussé les artisans japonais à chercher une réparation plus belle. Depuis, le kintsugi reste étroitement lié à la cérémonie du thé et à la pensée du wabi-sabi, qui reconnaît la beauté des choses simples, imparfaites et marquées par le temps.
Au programme de l’atelier
Stéphanie Ruelle propose une initiation à la méthode traditionnelle, et en annonce d’emblée les limites. Le processus complet s’étale sur plusieurs semaines, entre de longs temps de séchage : il ne se compresse pas en une après-midi. L’atelier ne prétend pas y parvenir, mais permet d’en comprendre chaque étape en profondeur.
Au fil des trois heures :
- présentation théorique de toutes les étapes du kintsugi traditionnel ;
- observation de pièces arrêtées à chaque phase du processus ;
- découverte des matériaux et des outils : laque urushi, poudres métalliques, abrasifs ;
- mise en pratique du mugi urushi, l’étape de réparation, où la laque mêlée de farine de blé assemble les fragments, sur une petite pièce fournie.
Les étapes suivantes, jusqu’à la pose de l’or, demandent plusieurs heures de travail et de longs séchages. Elles sont abordées en théorie.
Stéphanie Ruelle, artiste et artisane d’art
Depuis plus de dix ans, Stéphanie Ruelle développe une démarche sensible, à la croisée de la création, de la spiritualité et des gestes traditionnels. Céramiste passionnée, elle met son univers au service d’une exploration de la matière et du geste.
Son chemin la conduit vers les traditions japonaises : depuis deux ans, elle se forme à la cérémonie du thé et aux pratiques méditatives auprès de Franck Armand, artiste présent dans l’exposition Inspirations Japon. En 2025, elle se forme au kintsugi auprès de Didier Faillères, lui-même formé à Nara, au Japon, auprès d’un maître laqueur. Elle transmet aujourd’hui cet art ancestral avec exigence, patience et sensibilité.
Un art japonais au pied du Vercors
Voir un art aussi exigeant transmis dans un village de 3 000 habitants, c’est exactement ce que L’artsolite cultive depuis sa naissance dans une ancienne usine de tissage de Saint-Jean-en-Royans. Cet atelier prolonge par le geste ce que l’exposition Inspirations Japon, visible jusqu’au 27 décembre, donne à voir aux murs.
Infos pratiques
- Date : samedi 14 novembre 2026, de 14h30 à 17h30
- Lieu : L’artsolite, 105 Impasse des Tisserands, 26190 Saint-Jean-en-Royans
- Public : adultes
- Places : 6 maximum
- Tarif : 50 €, réglés d’avance lors de l’inscription sur place
- Renseignements et réservation : bienvenue@lartsolite.com ou 04 58 47 94 79
Atelier maintenu sous réserve d’un nombre suffisant d’inscrits.


